Portrait : Corneille

Publié le par Gaëlle K. Kempeneers

A lire à la suite de celui de Gabriel...

 

« Bon ! » décréta Gabriel lorsqu’il eut terminé de répondre aux questions. « A ton tour ! »

Corneille qui terminait de transcrire les réponses de son analphabète d’ami, releva la tête, vaguement surpris.

« Moi ? Voyons ! Mais honneur aux dames ! » s’écria-t-il en saluant Peine.

Il se fendit d’une révérence comique, empêchant d’une main parchemin, encre et plume de tomber, tandis que de l’autre, il effectuait quelques rotations alambiquées et clairement exagérées. La jeune fille le foudroya du regard, sa moitié de visage visible se fermant en une expression hostile.

« Moi, je suis certain que Peine préfèrerait réfléchir encore un peu, » intervint le rouquin, interrompant la dispute avant même qu’elle ne débute.

Le grand brun roula des yeux avant de capituler.

« Très bien ! Très bien ! Je me lance ! Alors, voyons voir… »

 

 

Le principal trait de mon caractère : le cabotinage

 

 

La qualité que je préfère chez un homme : ah ! Une bonne poignée de main, bien virile. Non, plus sérieusement, je préfère l’honnêteté et la simplicité.

 

 

La qualité que je préfère chez une femme : en temps normal, j’aurais certainement plongé à deux pieds dans le cliché en proclamant haut et fort : le silence ! Mais depuis que je connais Peine, je dirais leur solidité et leur opiniâtreté. C’est fou ce qu’une femme peut supporter. Peine abat deux fois plus de travail que nous. Quant à ma demi-sœur, elle s’est battue pied à pied pour arriver là où elle en est à présent. Je ne l’aime pas particulièrement mais j’avoue que j’admire cet aspect de sa personnalité. (Sauf que ça signifie qu’elle fera partie des mages qui vont nous infiltrer le Flux dans le sang… j’espère qu’elle ne s’occupera pas de moi, en tout cas ! Elle non plus ne m’aime pas des masses.)

 

 

Ce que j'apprécie le plus chez mes amis : leur fidélité. Et leur capacité incroyable à se fourrer dans les ennuis, n’est-ce pas Gabriel ?

 

 

Mon principal défaut : il paraît que j’ai tendance à cabotiner, à en faire de trop. Moi, je dirais plutôt que mon principal défaut est d’être né du mauvais côté de la couverture. J’aurais préféré être un enfant légitime… J’aurais pu garder ma mère à mes côtés et mes demi-frères et -sœurs ne me détesteraient peut-être pas autant…

 

 

Mon occupation préférée : botter les fesses de cet idiot de Domas. C’est une tête à claque et en plus, il tend le bâton pour se faire battre. Quel imbécile !

 

 

Mon rêve de bonheur : devenir un grand chevalier ! J’aurai vraiment ma place légitime dans ce monde, de cette manière. Hum… Ou alors que Peine cesse de me foudroyer du regard ? Tu es tellement plus jolie quand tu me souris, ma mignonne !

Mais ! Aieuh !

 

 

Quel serait mon plus grand malheur : Engendrer des bâtards. Plutôt crever que d’infliger la même chose à mes enfants. A condition que je vive assez vieux pour en avoir, bien entendu…

Et toi ? Tu as déjà pensé au mariage, Peine ? Eh ! Mais ne t’en va pas ! Reviens, voyons !

 

 

Ce que je voudrais être : un fils légitime ? Faut pas rêver, on ne refait pas le passé. Un homme respecté et à sa place dans ce monde !

 

 

Le pays où je désirerais vivre : Si c’était possible ? Très, très loin. Là où personne ne pourrait me reconnaître le bâtard de Luys von Biorke.

 

 

La couleur que je préfère : l’argent

 

 

La fleur que j'aime : bof… je ne sais pas.

 

 

L'oiseau que je préfère : Un piaf, c’est un piaf, ils ne me passionnent pas particulièrement, je dois dire…

 

 

Ce que je déteste par-dessus tout : qu’on me traite de bâtard… même si c’est vrai.

 

 

Le don de la nature que je voudrais avoir : le don de transformer en crapauds ceux qui se moquent de mon ascendance. Non, je plaisante. J’aimerais me transformer en petite souris pour savoir ce que les filles disent de moi quand je ne suis pas là. … Ne me regarde pas comme ça Peine ! Tu me fais peur, là !

 

 

Comment j'aimerais mourir : dignement.

 

 

État présent de mon esprit : Je me sens un peu mal à l’aise. Il y a comme une ombre qui recouvre le château et qui assombrit l’humeur de ses habitants. J’angoisse sans doute pour rien. Les douze semaines, avant que le véritable entraînement qui fera de nous des Tueurs de Dragons ne commence, arrivent tout doucement à leur fin… Ca doit être ça qui me serre les tripes…

 

 

Fautes qui m'inspirent le plus d'indulgence : Parlons plutôt de celles qui ne m’en inspirent pas du tout : la déloyauté et, par-dessus tout, l’infidélité.

 

 

Ma devise : Vis au jour le jour, tranquille !

 

 

 

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