Pouvoir et puissance : des visages de l'absolu
Et voici la dernière partie de ma chronique sur cette magnifique anthologie.
- D'un claquement de doigt : est une nouvelle assez dérangeante. En la lisant, j'ai eu l'impression que le personnage principal - non, je ne l'appelerai pas un héros ! - avait l'âge mental d'un enfant de trois-quatre ans. Mais alors, quel enfant terrible ! Je pense à un bambin devant sa manie de voir ses envies satisfaites immédiatement et sa tendance à l'égocentrisme qui chez un petit ferait sourire... Cependant, ici, outre son plaisir malsain à faire souffrir autrui, on a un enfant dénaturé, porté peut-être trop tôt à l'âge adulte, doté d'un pouvoir astronomique. Ici, la puissance est utilisée de façon tout à fait gratuite, juste parce que le personnage principal en a le pouvoir et qu'il a envie de "jouer" là, maintenant, tout de suite... C'est aussi une facette du thème utilisé qu'il fallait explorer... et malgré le fait que je n'ai pas apprécié l'histoire (petite nature que je suis ^^;) à sa juste valeur, le récit est rondement mené... Bien que j'aie eu une impression de trop peu à la fin, de me trouver devant un prologue de quelque chose de plus vaste... En tout cas, si nos tout petit étaient dotés d'un pouvoir pareil, je n'ose imaginer les dégâts que cela engendrerait ^^;
- Les corps désirants : l'épreuve 13 : Alors là... je suis restée perplexe devant cette nouvelle qui m'a donné l'impression d'une sorte de parabole. Le terme ici est employé sciemment car le personnage principal m'a fait pensé à une version glauque du Christ et sa voix intérieur au démon qui essaie de le tenter... Ce n'est évidemment qu'une impression, qu'une lecture très personnelle de ce récit. Je ne suis même pas capable de trancher si j'ai aimé ou pas. En tout cas, dans un cas comme dans l'autre, c'est une histoire qui interpelle et qui accroche l'esprit car elle est ardue à la lecture.
- Disques : Je l'avoue, je n'ai pas apprécié cette nouvelle à sa juste valeur. Je suis moi-même croyante mais avec une certaine distance et je n'ai pas une foi très vibrante. Dieu et compagnie font partie de mon éducation, si bien que malgré moi j'y crois quand même mais de loin... Les personnages ici sont tellement croyants que ça m'a un peu écoeurée. Je suis allergique aux grenouilles de bénitier ou au gens qui rapportent tout ce qui leur arrive à la volonté divine. C'est une opinion très personnelle mais elle m'a empêché de vraiment entrer dans le récit. C'est dommage car l'histoire était très poétique et très bien écrite.
- Le Blanc, le Rouge et l'Artefact : est sans contexte ma nouvelle préférée de cette partie, je suis entrée dedans à pieds joints et je n'ai pas regretté. Le cheminement du narrateur, son "initiation" en quelque sorte, puis la fin... Il n'y a pas de gentil ni de méchant, ici et c'est un des côtés de l'histoire que j'ai apprécié. Je vais m'arrêter là dans ma chronique car j'ai un peu peur de dévoiler la trame en développant davantge. Bref, même si j'ai apprécié cette quatrième partie dans son ensemble, je trouve sincèrement que cette nouvelle sort du lot !
Les illus sont comme d'ahbitude en parfaite adéquation avec les nouvelles et vraiment magnifiques. Celles des corps désirants m'ont fait un peu peur et j'ai vraiment apprécié le style de celles du Blonc, le rouge et l'Artefact. Elles m'ont fait penser à des cartes de tarots...
Cette chronique ne serait pas complète si je ne parlait pas de la couverture et de la préface (eh oui, je l'ai relue hier soir et, cette fois, je l'ai terminée !).
L'illustration d'Alain Mathiot est sombre, torturée, glauque... Je l'ai trouvée magnifique comme toutes ses oeuvres que j'ai pu admirer. Evidemment, chacun a son appréciation mais la figure torturée, presque suppliante du personnage central devant les bêbêtes serpentines la menaçant, est selon moi une façon subtile d'aborder le thème de l'anthologie... sans parler du plaisir visuel que nous en retirons... Bref, je laisse à chacun le loisir d'apprécier la bête ^^;
Quant à la préface... Eh bien je maintiens ma première impression : elle est ardue ! Mais une fois qu'on a passé la partie sur Nietzsche, la lecture devient plus fluide et on parcourt avec Mister Carau les quatre parties du livre... Personnellement, je vous conseille de la lire après avoir lu les nouvelles, vous cheminez alors dans une complicité agréable avec le directeur de l'anthologie au travers de la brève évocation de chacune des nouvelles.
Mon seul regret : l'épaisseur de la couverture. Elle se plie trop facilement et aurait mérité d'être un peu plus "solide". Mais bon, comme Zordar sur le forum me l'a fait remarquer, une couverture en granit ne serait probablement pas très pratique ! ^^ Alors un conseil : ne laissez pas vos petits diables s'en approcher de trop près ! ;p
En tout cas, je ne saurais trop que vous conseiller de l'acheter. C'est un ouvrage qui mérite sa place dans vos bibliothèques !
Bonne lécture !
- D'un claquement de doigt : est une nouvelle assez dérangeante. En la lisant, j'ai eu l'impression que le personnage principal - non, je ne l'appelerai pas un héros ! - avait l'âge mental d'un enfant de trois-quatre ans. Mais alors, quel enfant terrible ! Je pense à un bambin devant sa manie de voir ses envies satisfaites immédiatement et sa tendance à l'égocentrisme qui chez un petit ferait sourire... Cependant, ici, outre son plaisir malsain à faire souffrir autrui, on a un enfant dénaturé, porté peut-être trop tôt à l'âge adulte, doté d'un pouvoir astronomique. Ici, la puissance est utilisée de façon tout à fait gratuite, juste parce que le personnage principal en a le pouvoir et qu'il a envie de "jouer" là, maintenant, tout de suite... C'est aussi une facette du thème utilisé qu'il fallait explorer... et malgré le fait que je n'ai pas apprécié l'histoire (petite nature que je suis ^^;) à sa juste valeur, le récit est rondement mené... Bien que j'aie eu une impression de trop peu à la fin, de me trouver devant un prologue de quelque chose de plus vaste... En tout cas, si nos tout petit étaient dotés d'un pouvoir pareil, je n'ose imaginer les dégâts que cela engendrerait ^^;
- Les corps désirants : l'épreuve 13 : Alors là... je suis restée perplexe devant cette nouvelle qui m'a donné l'impression d'une sorte de parabole. Le terme ici est employé sciemment car le personnage principal m'a fait pensé à une version glauque du Christ et sa voix intérieur au démon qui essaie de le tenter... Ce n'est évidemment qu'une impression, qu'une lecture très personnelle de ce récit. Je ne suis même pas capable de trancher si j'ai aimé ou pas. En tout cas, dans un cas comme dans l'autre, c'est une histoire qui interpelle et qui accroche l'esprit car elle est ardue à la lecture.
- Disques : Je l'avoue, je n'ai pas apprécié cette nouvelle à sa juste valeur. Je suis moi-même croyante mais avec une certaine distance et je n'ai pas une foi très vibrante. Dieu et compagnie font partie de mon éducation, si bien que malgré moi j'y crois quand même mais de loin... Les personnages ici sont tellement croyants que ça m'a un peu écoeurée. Je suis allergique aux grenouilles de bénitier ou au gens qui rapportent tout ce qui leur arrive à la volonté divine. C'est une opinion très personnelle mais elle m'a empêché de vraiment entrer dans le récit. C'est dommage car l'histoire était très poétique et très bien écrite.
- Le Blanc, le Rouge et l'Artefact : est sans contexte ma nouvelle préférée de cette partie, je suis entrée dedans à pieds joints et je n'ai pas regretté. Le cheminement du narrateur, son "initiation" en quelque sorte, puis la fin... Il n'y a pas de gentil ni de méchant, ici et c'est un des côtés de l'histoire que j'ai apprécié. Je vais m'arrêter là dans ma chronique car j'ai un peu peur de dévoiler la trame en développant davantge. Bref, même si j'ai apprécié cette quatrième partie dans son ensemble, je trouve sincèrement que cette nouvelle sort du lot !
Les illus sont comme d'ahbitude en parfaite adéquation avec les nouvelles et vraiment magnifiques. Celles des corps désirants m'ont fait un peu peur et j'ai vraiment apprécié le style de celles du Blonc, le rouge et l'Artefact. Elles m'ont fait penser à des cartes de tarots...
Cette chronique ne serait pas complète si je ne parlait pas de la couverture et de la préface (eh oui, je l'ai relue hier soir et, cette fois, je l'ai terminée !).
L'illustration d'Alain Mathiot est sombre, torturée, glauque... Je l'ai trouvée magnifique comme toutes ses oeuvres que j'ai pu admirer. Evidemment, chacun a son appréciation mais la figure torturée, presque suppliante du personnage central devant les bêbêtes serpentines la menaçant, est selon moi une façon subtile d'aborder le thème de l'anthologie... sans parler du plaisir visuel que nous en retirons... Bref, je laisse à chacun le loisir d'apprécier la bête ^^;
Quant à la préface... Eh bien je maintiens ma première impression : elle est ardue ! Mais une fois qu'on a passé la partie sur Nietzsche, la lecture devient plus fluide et on parcourt avec Mister Carau les quatre parties du livre... Personnellement, je vous conseille de la lire après avoir lu les nouvelles, vous cheminez alors dans une complicité agréable avec le directeur de l'anthologie au travers de la brève évocation de chacune des nouvelles.
Mon seul regret : l'épaisseur de la couverture. Elle se plie trop facilement et aurait mérité d'être un peu plus "solide". Mais bon, comme Zordar sur le forum me l'a fait remarquer, une couverture en granit ne serait probablement pas très pratique ! ^^ Alors un conseil : ne laissez pas vos petits diables s'en approcher de trop près ! ;p
En tout cas, je ne saurais trop que vous conseiller de l'acheter. C'est un ouvrage qui mérite sa place dans vos bibliothèques !
Bonne lécture !
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