Portrait : Lira

Publié le par Gaëlle K. Kempeneers

Dans un coin du boudoir, Lira affichait sa mine des mauvais jours. Elle s'ennuyait comme un rat mort et cela n'améliorait pas son caractère. Les femmes des autres royaumes finirent par trouver une excuse quelconque pour déserter les lieux, la laissant seule avec Elayne qui reposa son ouvrage.

"Eh bien ! On a mangé un baladin au petit déjeuner ? Je te sens toute guillerette."

Depuis le drame, les deux jeunes femmes étaient devenues très proches et la Migrire permettait à la princesse des libertés qui se seraient lavée par une bonne bagarre auprès d'autres personnes.

"Désolée. Je ne suis pas de bonne compagnie. J'ai horreur de rester inactive..."

La brunette se fendit alors d'un petit sourire malicieux.

"Je ne peux pas te proposer un tournois, tu esquinterais certainement tous les gentilhommes du château mais Eydric a chipé le questionnaire donné aux aspirants !"

Elle cligna de l'oeil.

"Je l'ai même fait remplir par Clémence..."

Aussitôt, elle s'assombrit comme elle repensait à la pauvrette, toujours entre la vie et la mort. Lira lui prit le parchemin des mains pour détourner son attention de ses tristes pensées.

"Allons! Ca me donnera au moins quelque chose à faire !" grommella-t-elle pour la forme.

 

 

 

 

 

Le principal trait de mon caractère: la franchise

 

 

La qualité que je préfère chez un homme: une bonne poignée de main bien ferme

 

 

La qualité que je préfère chez une femme: le silence. Non, je ne plaisante pas ! Je sais que je fais partie de la gent féminine mais croyez-moi, lorsque vous êtes enfermée dans un boudoir à faire de la broderie en compagnie de délicates poupées de porcelaine ou des précieuses d’Atulay, vous avez l’impression de vous retrouver au milieu d’une basse-cour. Dans ces moments-là, il m’arrive souvent de regretter de ne pas être sourde ou, en tout cas, dure d’oreille.

 

 

Ce que j'apprécie le plus chez mes amis : qu’ils me disent ce qu’ils pensent sans fioritures…

 

 

Mon principal défaut : il paraît que je suis trop franche. Ce n’est pas l’idéal en diplomatie alors la plupart du temps, je me tais et laisse mon oncle traiter avec les puissants. Quoique la diplomatie ne soit pas non plus particulièrement son fort…

 

 

Mon occupation préférée: une bonne petite bagarre ou une chevauchée. Mieux, une virée en bateau sur la mer !

 

 

Mon rêve de bonheur: vivre sans entraves… Ca correspond assez à mon mode de vie actuel à vrai dire… En dehors de mon activité de garde du corps de mon oncle, je suis assez libre lorsque je reviens au pays. A FauconRoc, par contre, ce n’est pas aussi amusant.

 

 

Quel serait mon plus grand malheur : devoir me soumettre à qui que ce soit…

 

 

Ce que je voudrais être : moi, ça me convient.

 

 

Le pays je désirerais vivre : J’aime Migrir avec ses montagnes sauvages, ses iles perdues dans les embruns, ses falaises et sa mer indomptable. Il n’y a pas de meilleur endroit au monde, je ne supporterais pas que mon pays se fasse avaler tout cru par la Morteterre…

 

 

La couleur que je préfère : Je n’en ai pas de particulière… Si ! Le bleu-vert de la mer lorsqu’elle vient moutonner contre les rochers des falaises…

 

 

La fleur que j'aime : heu… c’est une bonne question.

 

 

L'oiseau que je préfère : L’albatros. Avec se grandes ailes, il donne l’impression d’englober le monde entier lorsqu’il vole.

 

 

Ce que je déteste par-dessus tout : Les gars qui pensent que parce qu’il m’arrive de porter jupes, jupons et tout le tralala, je me laisserai tripoter sans rien dire. Ca et les donzelles qui peuplent le boudoir de la fille du Comte. Si je ne les ai pas encore assommées, c’est juste pour éviter à mon oncle un incident diplomatique.

 

 

Le don de la nature que je voudrais avoir : pouvoir respirer sous l’eau et explorer les fonds marins.

 

 

Comment j'aimerais mourir : Dans une bonne bagarre !

 

 

État présent de mon esprit : je m’ennuuiiie à broder au milieu de la basse-cour de FauconRoc !

 

 

Fautes qui m'inspirent le plus d'indulgence : aucune. Bon… Ca dépend, évidemment mais je n’ai pas un tempérament très patient ou très indulgent, c’est clair.

 

 

Ma devise : un bon coup de poing vaut mieux qu’une heure de potins

 

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